Pourquoi La Fabrique ?

IL y a quelques temps encore, la mode semble était à la prospective territoriale et « Amiens en 2030 » l’horizon de étaient de toutes les réflexions à gauche comme à droite. Nous partageons cette préoccupation du long terme, et nous considérons que ce sont les représentations du futur qui doivent commander les décisions d’aujourd’hui. Nous nous méfions cependant des charlatanismes de science-fiction, qui permettent d’échapper aux responsabilités du présent et alimentent les fadaises démagogique des "y a qu’à" et "faut qu’on"…

La raison d’être de La Fabrique est clairement d’influencer les politiques publiques territoriales et de reconstruire de l’idéologie, en lieu et place du dogme. Cela avec une obligation de performance, et dans la perspective des élections municipales, mais aussi bien au-delà.

Cela suppose à nos yeux de faire bouger les lignes dans les débats d’experts : déplacer la préoccupation essentielle du niveau national vers le local et bousculer la machine à fabriquer des connaissances en renouvelant les points de vue, tout en participant activement au changement d’échelle dans la réflexion et dans l’action. Notre objectif n’est pas d’identifier les fameuses "bonnes pratiques" à dupliquer, automatiquement, sur notre territoire, mais, au contraire, de partir des potentialités locales pour fabriquer des projets sur-mesure.

A ce titre, nous affirmons que toute réflexion sur le futur doit être une remise en cause de notre présent. Il faut en finir avec les références incantatoires : "bout du tunnel", "sortie de crise", "lendemains qui chantent", "reprise de la croissance", etc., jamais au rendez-vous depuis 40 ans ! Cela vaut tout autant pour une gauche nostalgique du temps des confortables certitudes sur la planification productiviste, que pour une droite qui refuse de voir que les siennes – sur le libéralisme économique comme seul horizon – sont bien loin de la réalité observée.

Nous avons changé d’époque, d’environnement et de préoccupations, et il est urgent aujourd’hui d’en tirer les conséquences : il en va de la crédibilité et de la légitimité de la démocratie comme élément central de la gouvernance de nos sociétés.

Notre ambition pour Amiens suppose également de donner la parole à des citoyens qui ne soient pas militants, pour s’affranchir des courants et des rapports de pouvoir qui structurent les commissions de travail d’un parti politique pour l’élaboration d’un « programme » ou de promesses électorales.

D’inspiration humaniste, républicaine, progressiste et écologiste, La Fabrique/Une Ambition pour Amiens, association loi 1901, revendique la plus grande diversité parmi ses associés, participants et contributeurs, sans considération d’appartenance politique, philosophique ou religieuse.

Nous défendons une approche collective, réaliste et pragmatique de l’expérience démocratique, qui rejette les généralités abstraites, les approches métaphysiques, la terminologie sans contenu théorique clair et le jargon qui les accompagne le plus souvent. Notre objectif d’influence des politiques publiques suppose justement un détachement des influences partisanes ou autres. S’il doit y avoir une efficacité de l’action, elle ne peut être que collective et établie sur le long terme.

Conscients que l’avenir d’Amiens ne se dessinera pas en dehors des citoyens Amiénois eux-mêmes, nous invitons donc chacune et chacun à apporter son point de vue, son expérience, ses connaissances !

Participez !

Comment publier sur La Fabrique ?

Les contributions que vous nous soumettrez seront relues par les modérateurs avant publication.

Il s’agit de s’assurer :

  • Que le texte ne contient pas trop de fautes ;
  • Que le texte porte sur les politiques publiques, et pas sur des concepts politiques ou philosophiques dépassant l’objet social de La Fabrique ;
  • Que le texte traite bien de sujets qui s’inscrivent dans le champ de compétence de la commune, de la communauté d’agglomération ou du pays du Grand-Amiénois ;
  • Que le texte respecte les valeurs humanistes, républicaines et progressistes de La Fabrique, et ne contient pas de provocations racistes, homophobes, sexistes ou autres…

Dans l’idéal, les contributions ne devraient pas dépasser 5000 signes environ. Vous pouvez les accompagner d’un petit résumé de deux à cinq lignes et de une à cinq propositions concrètes.

A vos claviers !

Mise à jour le 13 juillet 2015