PROPOSITION
OT, 20 janvier 2013

Espace Perret : donnons vie à la place de la gare !

L'auteur(e)

Une place de la gare c’est un lieu de vie au quotidien, un espace de rencontres et certainement pas un piètre espace servant de dépose-minute à des voyageurs pressés. La place Fiquet a subi de terribles assauts depuis de nombreuses années. Elle en porte encore les stigmates, se retrouve dramatiquement figée. La déambulation y est peu avenante voire franchement dangereuse et pourtant c’est l’une des portes d’entrée dans la ville. Nous souhaitons une place de la gare un minimum fonctionnelle, accueillante, mais surtout vivante !

Les gares sont traditionnellement des lieux de passage, dynamiques et vivifiants, les activités y sont nombreuses et diverses. Les voyageurs croisent les touristes et les usagers des transports en commun. C’est un lieu d’échanges, de rencontres, de départs. C’est également un endroit conjuguant toutes les vitesses (train, vélos, piétons, bus…). La fonction d’une gare c’est d’être un cœur qui rythme le quotidien de la cité.
Aujourd’hui, concrètement, la Place Fiquet est un cul de sac : le lien naturel qui l’irriguait (rue Jules Barni / rue de Noyon) a été rompu privant ainsi cet espace de passage et donc de vie. Ce lien n’est d’ailleurs pas limité au Centre Ville ; on parle ici d’une voie séculaire qui va de Longueau à Etouvie en traversant tous les quartiers comme une espèce de coupe sociologique de la Métropole. Circulation automobile, traversées piétonnes, gare SNCF, gare routière, taxis… rien ne fonctionne correctement dans cet endroit. Elle a été conçue comme un espace de représentation et non comme un lieu de vie.
A trop vouloir organiser, canaliser les circulations, « gérer » les flux divers et variés, hiérarchiser, orienter, piétonniser, connecter ou encore sécuriser on n’a réussi qu’à scléroser.
Il faut donc repenser ses relations avec ses abords immédiats (Tour Perret, Rue de Noyon, rue Jules Barni, cinéma...).
Pourtant doit-on prôner une énième révolution ? N’y aurait il pas quelque vanité à prétendre résoudre tous ces problèmes par une refonte globale de la Place et une nouvelle campagne de travaux, longue et coûteuse ?
Toutefois il ne faut pas perdre de vue son statut essentiel dans le maillage urbain et rester inactif. Car elle ne manque pas d’atouts. Son architecture est remarquable et remarquée. La Tour, est un signal extrêmement puissant, de nombreux commerces y sont installés à proximité (et notamment derrière la Gare – rue Jules Barni).
Ajoutons qu’avec la montée en puissance de la ZAC Gare La Vallée, de nouveaux usages et de nouveaux usagers vont voir le jour et le cinéma désire s’agrandir... Il faut profiter de toutes ces opportunités pour insuffler de la vie dans ce bel endroit au risque de le voir dépérir.
Alors qu’on la laisse un peu tranquille, qu’on l’accompagne doucement. Qu’on la laisse souffler un peu, d’autant que l’arrivée supposée du tramway va la remettre sur le chemin des bouleversements. La place doit d’abord s’apaiser, prendre ses aises.
C’est toujours la vie qui a raison, pas l’urbanisme et force de constater que personne n’est aujourd’hui satisfait de cet endroit. Il faut donc croire à une réappropriation douce et sereine de cet espace par ses usagers. Ainsi aidons la à se fertiliser de nouveau, se régénérer.
Alors ouvrons donc cette Place ! Laissons-la nous tendre les bras ! Et surtout, soyons bienveillant, arrêtons de la maltraiter ainsi, l’espace Perret n’a pas mérité ça.

- Recréer et améliorer les liaisons piétonnes (cinéma – rue Vulfran Warmé, centre commercial, rue de Noyon, Gare La Vallée…) y compris à travers la Gare (sorties rue Jules Barni et rue Paul Tellier). Il faut favoriser une perméabilité à la Place et à la Gare.
- Dynamiser et diversifier l’offre de commerces et de services et notamment en soirée pour en faire un lieu de vie permanent.
- Etudier la possibilité de réouverture du passage aux voitures entre la rue Jules Barni et le boulevard (dépose minute ?).
- Mettre en place un système d’informations efficace (signalétique, guichets…) pour les moyens de transport en connexion (bus, taxis, navette pour la gare TGV). Faciliter l’intermodalité. D’une manière générale, améliorer l’accueil (mobilier urbain…).
- Revoir l’éclairage aujourd’hui trop faible. Mettre en scène les traversées piétonnes (notamment rue Jules Barni – rue de Noyon).

Mise à jour le 20 janvier 2013
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