Ventilos, 11 juillet 2013

Pas d’haro sur l’auto : pour un partage des usages

L'auteur(e)

C’est une caractéristique de la vie urbaine de ces dernières décennies : trouver le trafic automobile insupportable (pas le nôtre, forcément nécessaire, mais celui des autres), et se lamenter des difficultés de stationnement. C’est un sujet de préoccupation légitime, car générateur de stress.
Cependant, même si, à Amiens comme partout ailleurs, j’entends régulièrement les uns et les autres se plaindre, je ne pense pas qu’Amiens souffre de difficultés réelles de stationnement.

Tous les Amiénois sont d’accord pour dire que la rénovation urbaine menée par les municipalités successives, de toutes couleurs politiques, ont embelli notre ville - même si on peut parfois contester la pertinence architecturale de l’un ou l’autre des aménagements réalisés… question de goûts, aussi.

Avez-vous remarqué comme le centre-ville est « paisible » bien que très animé ? Vous souvenez-vous réellement de ce qu’était la place Gambetta ou la rue des Trois Cailloux le samedi après-midi quand la place Gambetta était un giratoire géant ? Souffrez vous vraiment de ne pas pouvoir vous garer devant l’ancien théâtre en extérieur mais devoir vous garer dessous ? Pensez vous vraiment que l’absence de stationnement dans les rues piétonnes nuit au commerce ? Sinon pourquoi y a-t-il tant de commerces à Paris centre et pourquoi les loyers commerciaux des rues piétonnes ont ils tant augmenté à Amiens ?

Il ne s’agit pas de faire de l’angélisme. Je ne conteste pas qu’il existe des heures où déplacement et stationnement ne sont pas fluides, mais c’est le propre de tous les centres urbains d’importance. Cependant, même sur ces créneaux denses, il existe toujours des solutions.
Aussi, Amiens n’apparaît jamais dans les statistiques d’encombrement… car ceux-ci n’ont aucune commune mesure avec ce que peuvent connaître d’autres centres urbains, la rocade n’est presque jamais embouteillée, les parkings souterrains très rarement saturés, et des modes alternatifs sont disponibles pour transporter les paquets lourds lors des achats en centre-ville, etc.

Il est possible de continuer à réduire la place de l’automobile dans la cité sans pour autant l’exclure ou la rendre "invivable" : il convient de continuer à adapter la ville à son temps et faire cohabiter les différents modes de déplacement, seul gage d’une ville accessible à tous.

Propositions :

- Étudier les « points noirs » des flux de circulation/stationnement actuels suite aux résultats du PDU en cours de consultation pour y remédier

- Mener une étude d’impact déplacements/stationnements lors de la mise en œuvre du tramway

- Aménager des points d’échanges multimodaux pour fluidifier les transitions douces (connexions entre les parcs de stationnements, les points Vélam, les stations de bus et de tramway, les offres d’hyper-centre) à l’image de ce qui est proposé pour la Place Saint Roch

Mise à jour le 11 juillet 2013
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