OT, 1er mai 2013

A la recherche de la mixité perdue

L'auteur(e)

Il est d’usage courant de gloser avec regret sur une supposée absence de mixité sociale. Outre le fait que l’on ait jamais réellement compris de quoi il pouvait bien s’agir – des pauvres chez les riches ou bien des riches chez les pauvres ? - il semblerait plus efficace et sans doute bien plus simple de recourir à une « Mixité Verticale ».

Les immeubles que l’on construit aujourd’hui sont généralement des bâtiments intégralement dédiés au bureau, au commerce où à l’habitation sans aucun mélange des genres.

A l’intérieur même de la catégorie « logements » on trouvera des sous déclinaisons en fonction de leurs usages ou de leurs occupants : étudiants, personnes âgées dépendantes, personnes âgées autonomes, primo accédants, population défavorisée…

Outre le fait qu’une hyperspécialisation du bâti le rend difficilement réadaptable dans le temps, elle a pour effet de cloisonner les vies personnelles et d’empêcher un brassage naturel inhérent à la vie urbaine.

On méprise avec raison les Zones Commerciales, les Zones industrielles pour leur incongruité et leur triste banalité, on ne saurait donc la tolérer à l’échelle même d’un îlot ou d’un immeuble !
Il s’agit bien là d’empiler les fonctions, de superposer les usages.

Dans un même bâtiment, on devrait pouvoir se loger, s’y faire soigner, travailler, faire des courses – y trouver des familles, des personne âgées, des étudiants… bref tout ce qui fait que le quotidien en ville est enviable.

Certes, c’est plus compliqué, cela réclame plus de finesse, peut être même un peu plus d’investissement mais c’est sans doute à ce prix qu’on retrouvera cette mixité si recherchée.

Illustration : "La Vie Mode d’Emploi", Georges Pérec
Exemple d’immeuble mixte à Grenoble par Hérault et Arnod architectes :
http://www.herault-arnod.fr/projets/logement/article/immeuble-mixte

Mise à jour le 1er mai 2013
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