Jean-François Vasseur, Ventilos, 25 août 2013

Pour une politique volontariste de soutien à nos entreprises

Le dynamisme d’Amiens, le confort d’y résider et d’y travailler, le financement de nos services publics, comme l’entretien de nos espaces de vie, dépendent de nos entreprises. Aussi, nous considérons que chaque institution doit être, chacune avec ses moyens, moteur du soutien aux entreprises locales, de toutes nos entreprises. Des entreprises importantes, locomotives de leur bassin d’implantation, des PME moteur du dynamisme de notre territoire, des TPE enfin qui assurent proximité du commerce de l’artisanat et des services.

Les conditions de succès d’une entreprise tiennent de l’alchimie complexe : un ou des dirigeants, avec une vision, des moyens financiers pour les mettre en œuvre, et des partenaires (investisseurs, collectivités, banques) vont réussir, dans un contexte économique, social et fiscal donné - et fluctuant -, à donner vie a une idée qui va trouver des clients, des femmes et des hommes pour rejoindre l’aventure et bâtir sur la durée son développement.
Les manières d’influer sur le cours de l’entreprise sont donc multiples : agir sur la formation des femmes et des hommes pour offrir les compétences demandées par les entreprises et nécessaire pour les créer et les développer, agir sur les règles fiscales ou sociales pour prendre en compte les besoins collectifs (une retraite, une équité, etc.)… Tout cela dépasse largement les seules compétences d’une collectivité locale.

Face à lui, le créateur, l’entrepreneur qui veut se développer ou transmettre, celui qui rencontre une difficulté, ont quantité de solutions à leur disposition. Chaque cas étant différent, il est toujours difficile d’identifier les bons interlocuteurs ou intervenants, et encore plus de les identifier … à temps !
Entre les banques, les investisseurs privés, les prêts d’honneurs privés ou associatifs, les cellules d’accueil créateur de la CCI, de Somme Initiative, de Picardie Active, les bureaux du CFE et de la chambre de l’artisanat, le greffe du tribunal de commerce, les intervenants de l’économie sociale et solidaire comme la CRESS, le club Cigales, l’ADIE ou la NEF, l’Union régionale des SCOP, les parcours d’aide à la création d’emploi, les aides par secteurs, les obligations réglementaires qui dépendant de l’activité, sans compter les associations de créateurs, de transmission ou de dirigeants, etc. Tous ces intervenants se connaissent, se rencontrent – et parfois, se parlent –, se relaient sur les dossiers pour amener l’entrepreneur partout ou cela peut lui être utile. En réalité, ce n’est pas si évident…

Dans ce contexte, nous sommes convaincus qu’Amiens métropole a un rôle déterminant à jouer. Un rôle qui peut prendre de multiples formes, même si les moyens d’actions sont limités. Pour autant, Amiens métropole doit se battre quand une entreprise risque de fermer - et comme toute bataille, c’est dur -, la métropole doit intervenir pour rendre la vie des entreprises la plus efficace possible sur le territoire, l’agglomération doit pouvoir accueillir un créateur ou un entrepreneur, puis l’orienter vers les bons interlocuteurs locaux sans délai.

Car il n’y a pas d’emploi sans entreprises, nous proposons de :

=> Créer un guichet unique d’accueil des porteurs de projets avec nos partenaires
=> Proposer des prestations à la carte pour soutenir les entreprises, à côtés des traditionnelles aides économiques ou immobilières : soutien aux entreprises joint venture (entreprises en participation), accompagnement du diagnostic financier, accompagnement en matière de formation continue et de recherche, aide à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), assistance juridique pour le dépôt des brevets, etc.
=> Soutenir les actions des promoteurs de la création et de l’aide aux entreprises, en facilitant l’organisation d’évènements et leur visibilité
=> Impliquer chaque acteur de la métropole ; former les personnels d’accueil à l’orientation des créateurs, artisans et entrepreneurs
=> Promouvoir systématiquement les acteurs régionaux dans les marché passés par la ville et l’agglomération
=> Mener une politique volontariste d’implantation des entreprises, pour favoriser le commerce de détail en quartiers, pour développer les bassins d’emplois, en utilisant les possibilités d’orientation permises par les règles d’urbanisme
=> Créer un observatoire des entreprises pour le suivi et l’aide aux entreprises existantes

Mise à jour le 25 août 2013
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